jeudi 12 juin 2008

Le grand saut

Premier saut en tandem de chute libre en parachute à l'école de parachutisme Voltige 2001.

Pour ceux qui n'ont jamais essayé, c'est absolument fou ! crasy devrais-je dire !

Pour ce premier saut, nous sommes allés à Joliette au centre de parachutisme Voltige 2001. C'est le centre de Guillaume Lemay-Thivierge, une figure plutôt connu du Québec. Pour rejoindre la piste, il faut compter 25 minutes depuis Montréal.
Voici le descriptif fait sur le site de Voltige 2001 :
"Après une formation d'à peine 20 minutes, vous voilà prêt à monter à plus de 13 500 pieds. Vous vivrez une expérience inimaginable; une chute libre d'une hauteur de 900 étages à plus de 200km/heure. À 5000 pieds l'instructeur actionne l'ouverture du parachute et en tant que passager vous pourrez apprécier le splendide panorama qui s'offre à vous. Si vous le désirez, vous apprendrez à piloter, avec l'aide de votre instructeur, vers un atterrissage tout en douceur."

La formation est très rapide mais suffisante. L'avion étant très petit, nous sommes divisés en deux groupes de 3. Je fais partie du deuxième groupe. Après avoir été habillé, harnaché, sanglé de la tête aux pieds, nous assistons à l'atterrissage du premier groupe ! L'adrénaline monte, c'est notre tour.

Comment ai je pu accepter de sauter en parachute ? Mes parents ne sont pas au courant... ils le sauront plus tard !

Pendant toute la montée en avion, mon instructeur Mario m'explique le déroulement du saut et quelques points de repères au sol. D'après un de mes collègues c'est un des meilleurs instructeurs du site et une très bonne école pour commencer... y aura-t-il une prochaine ?
Arrivée à 13 500 pieds d'altitude, les parachutistes expérimentés prennent leur envol : à deux en se tenant les mains, seul en commençant par un salto... puis mes deux compagnons avec leurs instructeurs. C'est mon tour, le temps est magnifique, le soleil commence à se teindre d'orange, les reliefs se découpent naturellement sous cette lumière rasante. A genoux devant la porte, je n'ai aucune décision à prendre. Nous sommes tellement liés avec mon instructeur que mon corps suit involontairement tous ses mouvements. Regarder en face de soi à la limite des nuages la courbe du monde et se jeter dans le vide.

La sensation est indescriptible. Il me faut plusieurs secondes avant de réaliser que Mario me frappe sur l'épaule : je ne suis pas en position, le ventre en avant seul centre de gravité, les bras et les jambes en arrière ! Tout va bien ? oui ! Je crie ! Est ce une nouvelle naissance ? De nouvelles sensations me happent au passage, nous tournons dans un sens puis dans l'autre pour profiter du paysage à 360 degrés avec le vent pour seul support. 55 secondes de bonheur.

Après l'ouverture du parachute et la mise en place des sangles du baudrier en position assise, Mario desserre les sangles et me montre le paysage en jouant sur les commandes du parachute. De nouvelles impressions, comme un manège fou, nous partons d'un côté puis de l'autre, à la limite de l'horizontale... à quelle limite exactement ? Mes perceptions de la position spatiale de mon corps sont faussées par l'adrénaline.

"Nous allons prendre un peu de vitesse pour atterrir..." déjà ? Je relève les jambes pour glisser sur le sol en position assise... "Debout !" Sans m'en rendre compte, je termine l'atterrissage debout, le sourire aux lèvres, la tête encore dans les nuages.

Pour fêter ce superbe saut, un souper de homards dans un restaurant de Montréal.
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